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Interview du journaliste Jean-Luc Chaumeil

 

2 et 3 décembre 2003

Jean-Luc Chaumeil, auteur prolixe sur le mystère de Rennes-le-Château, a rédigé 5 numéros spéciaux dans la revue "Charivari", des livres :  "Le Triangle d'Or", "Le Trésor des Templiers", etc.

 

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Suite à la disparition de Pierre Plantard en février 2000 et à l'interview de Gino Sandri, Jean-Luc Chaumeil a tenu à donner son point de vue sur le Prieuré de Sion et ses relations tumultueuses avec ces 2 protagonistes!  Les réponses de Jean-Luc Chaumeil ont dépassé le cadre premier de l'interview puisqu'il nous parle de son enfance et de la genèse de l'affaire de RLC.  Elles permettront aux lecteurs de mieux cerner sa personnalité.  Vu l'abondance du sujet, l'interview sera publiée en trois numéros!

 

Gazette de Rennes-le-Château :  Jean-Luc Chaumeil, présentez-vous aux lecteurs de la Gazette.

Jean-Luc Chaumeil :  Je suis né le vingt octobre 1944 à Lille, non loin de Dunkerque, en cette fin guerre qui ne finissait pas, au milieu des bombes anglaises qui arrosaient la gare et qui faisaient peur à ma mère. Quatre-vingt-dix ans au préalable, le poète français, Arthur Rimbaud, le dieu de mon enfance, se préparait à exercer un nouveau style; plus tard, il écrira sur les murs de Charleville : "Merdre à Dieu"; pour, à la fin de sa vie, après avoir découvert la reine d'Ethiopie, revenir vers l'éclair généreux de l'éternité. Il avait trouvé le sens et les partitions de l'opéra fabuleux qu'il déroula à profusion lors de ses randonnées célèbres.

  Le philosophe Nietzsche, bien mal compris, ajoutera aux prophéties rimbaldiennes la notion de "la mort de Dieu". Le vingtième siècle devait confirmer ces deux prophéties par une troisième : "L'homme mort" des environs de Rennes-le-château. Nous étions, en moins d'un siècle, devenus tous orphelins, véritables enfants de la veuve ou de la reine du Midi. Et il était proposé aux survivants comme aux nouveaux arrivants de tenir expressément compte de ces trois notions.

  C'est, dans ce cadre, nouveau delta d'une "Terra incognita", que plusieurs nouvelles religions s'implantèrent dont la "Mythologie de Rennes-le-château".

Premier livre de Jean-Luc Chaumeil consacré à l'affaire de Rennes-le-Château, édité chez Alain Lefeuvre en 1979

Gazette :  Que retenez-vous de votre enfance et de votre adolescence à Taillefer?

 

Jean-Luc Chaumeil :  J'avais à peine cinq ans lorsque je subis ma première initiation avec les élémentaires : un après-midi très orageux commença à me faire transpirer et grelotter tour à tour; je me réfugiai sous un arbre.  Ma mère, au deuxième étage, surveillait mes allées et venues, regardant le ciel.  Un éclair, d'une lumière aveuglante, ouvrit les portes des nuées et je reçus la foudre comme un cadeau venu des cieux !  Déjà on voulait m'assassiner !  Terrorisé par l'incident, je me réfugiai sous le toit d'un hangar comme hébété.  Ma mère a mis trois secondes pour dévaler les deux étages et elle s'est précipitée pour me prendre dans ses bras et vérifier que je n'étais pas un tas de cendres!   Dès lors, je regardais l'univers sous un autre angle : il fallait faire vite car le fil était ténu, fragile, incertain...

  Je commençai à lire tous les livres interdits de la bibliothèque de mon père où je fus initié à la guerre sous-marine entre autres en vingt-quatre volumes...

  Puis vint l'adolescence avec un dialogue extraordinaire avec l'invisible au Château de Taillefer et dans le village de mes origines : Carennac.  Un vieux sorcier, instituteur de son état, ayant vécu en Afrique, pratiquait l'art de la magie avec les abeilles.  Vénérable Grand Maître d'une obédience, il m'entretint  de cette relation subtile entre les différents mondes par l'enseignement secret des méthodes analogiques.  Dès lors j'avais, pour chaque situation ou tel événement, une approche multiple, parfois contradictoire mais toujours enrichissante.

  Journaliste à dix-huit ans, j'ai travaillé dans plusieurs revues, quotidiens et hebdomadaires.  Ma première pièce de théâtre, « Béryl ou la Transparence » ne fut jamais jouée, sauf dans la vie puisque ma deuxième fille porte ce nom.  Quelques poèmes de cette époque furent publiés dans le livre « Apocalypse », en 1981, où j'ai prévu, entre autres, l'attentat du 11 septembre. Evidemment, personne ne l'avait remarqué avant...

Un village parmi d'autres...

Gazette :  Quand et comment avez-vous découvert l'énigme de RLC, comme un "reporter de l'insivible"?

 

Jean-Luc Chaumeil :  Peintre à mes heures, poète à d'autres, journaliste pour gagner ma vie, je fis très tôt la connaissance de Daniel Réju qui me demanda des articles pour la revue : "L'ère d'Aquarius".  Je travaillai aussi pour "Europe journal", premier hebdomadaire européen et je faisais une revue de presse pour les cadres d'une société autoroutière.  Peu avant mon divorce car marié trop jeune, un jeune écrivain, Claude Pimont, auteur de "Dieu n'existe pas, je l'ai rencontré", en compagnie d'un ami de Réju, Monsieur Renard, m'entretint de l'histoire d'un curé qui, soi-disant, avait découvert "des milliards", dans le sud de la France !  Le livre était de Gérard de Sède, auteur d'un livre que j'avais épluché, "Les templiers sont parmi nous" qu'un inspecteur de police avait prêté à mon père...

  Connaissant l'histoire de Gisors pour l'avoir déjà approchée, je me méfiai de « L'or de Rennes » et j'avoue que j'avais raison à priori…  Donc je préférai Arsène Lupin et l'histoire d'Etretat, surtout après avoir lu Valère Catogan et admiré le tableau de Claude Monet, "L’aiguille Creuse".

  N'oublions pas que j'avais fait des fouilles à Taillefer après la lecture de "Les Templiers sont parmi nous".  En fait de trésor, j'avais découvert un nid de vipères bien réel et plus clairement un monde où l'univers était plus intéressant mais à découvrir...  J'ai compris très tôt que l'histoire était toujours la même et que la solution n'était pas de découvrir tel ou tel trésor mais de voir l'homme et l'invisible, l'autre de Rimbaud ou le surhomme de Nietzsche, ou l'entité cachée derrière qui se joue de nous-même mais qui agit avec conscience pour nous faire comprendre qu'à travers le jeu de la découverte, il existe une autre réalité bien tangible qui nous concerne personnellement et, parfois l'histoire, ce qui est à proprement parler merveilleux ...  Voilà donc ma définition du reporter de l'invisible et le processus d'une initiation collective, à condition que la cristallisation sur l'or soit, au premier chef, dissipée ...

  En 1971, je lus le livre "L'or maudit" et mon rédacteur en chef, Claude Jacquemart, me confia la rédaction d'un numéro spécial : le numéro 18 concernant "Les archives du Prieuré de Sion".  Daniel Réju me donna les coordonnées téléphoniques de Plantard et, parallèlement, je rencontrai Gérard de Sède, rue Danrémont.

  A la même époque, Mathieu Paoli, un ami de l'écrivain roumain Doru Theodoriciu, commençait un film pour la T.S.R sur Arginy  et Rennes-le-Château.

  Au tout début de l'année 1972, je partais en mission à Rennes avec mon photographe Bernard Roy.

  (A suivre...)

Johan©, 28 décembre 2003

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Suite de l'article (Buthion, Plantard, de Sède, Paoli)

Jean-Luc Chaumeil en compagnie de Pierre Plantard

 

Avertissement de la rédaction : les propos de Jean-Luc Chaumeil ont été reproduits tels quels à sa demande!  La rédaction de la Gazette accordera un droit de réponse aux personnes citées ou à leur famille si elles en font la demande!         

Les questions et commentaires sont de la rédaction.          

Remerciements : la rédaction remercie Jean-Luc Chaumeil pour l'autorisation de publier les photos.  Elle remercie également les webmasters qui lui ont envoyé les illustrations des trois numéros de l'article!

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