Octonovo informe la rédaction qu'il présentera une conférence le samedi 20
novembre à 15h00 à l'Hôtel Restaurant Bleu Marine Montparnasse,
30/40, rue du
Commandant Mouchotte, 75014 Paris, tél : 01.56.54.84.00 Elle aura pour
sujet : "La comptabilité de l'abbé SAUNIERE" et sera une reprise
agrémentée de quelques-unes de ses dernières découvertes et de celles de cet
été. Prix d'entrée : 10€. Les éventuels bénéfices seront reversés à une
association caritative de son choix!
Le
chercheur et webmaster, Octonovo, a retrouvé les carnets de comptabilité de l'abbé Bérenger
Saunière pour la période 1897-1915 et les carnets de correspondance de
1896-1915. Cette trouvaille complète les carnets en possession
d'Antoine Captier de 1893 à 1897 et ceux de Pierre Jarnac de 1915
à 1917! Ces
carnets avaient disparu depuis quelques décennies!
Plus
de 600 pages à dépouiller et à recouper avec les informations des
autres carnets et les nombreuses théories sur le sujet. Des
pistes se fermeront, d'autres devront être prolongées suite aux
révélations de l'auteur. "J'espère que ce travailpermettra de mieux cerner l'origine de
ses revenus et leur utilisation réelle, ainsi que de répondre à quelques
questions essentielles sur la réalité de son train de vie", nous a-t-il
dit.
Il
a proposé à la Gazette de mettre en ligne deux pages pour que vous
puissiez les comparer avec celles qui sont connues.
Octonovo
a fait une conférence sur le sujet :"La comptabilité de l'abbé
Saunière" à la "Table de l'abbé" le vendredi 13 août
2004.
Suite
à celle-ci, il a répondu aux internautes sur le
forum!
La Gazette reprend certaines de ses réponses avec son autorisation!
"Concernant la façon dont Bérenger SAUNIERE gère ses débits
La
réponse se trouve sur le tableau récapitulatif. L'abbé a un solde généralement très
positif en fin de mois. Quand il dépense plus sur un mois, ce solde lui permet
de solder ses échéances. Comme ces mois sont rares, l'abbé n'a pas de problème
ou presque.
En réalité il n'a qu'une période difficile, mais je suis
obligé pour l'expliquer de parler de la "rente des 20.000F". En 1899, 1900
et 1901, ses revenus sont très importants et, en janvier 1901, son "solde fin de
mois" est supérieur à 20.000F (il a donc cette somme en réserve). En février,
les
20.000F disparaissent de sa comptabilité sans explication. Ce n'est que plus
tard que l'on comprend qu'il s'est constitué une rente à 3,5% auprès de la
Caisse d'Epargne (déjà!).
Pour en revenir à ses difficultés de
trésorerie, elles surviennent début 1905. Les travaux du domaine lui coûtent cher et
l'on voit son "solde fin de mois" tendre peu à peu vers 0. En mars-avril 1905,
il note : (tiré des 20.000) ajouté en plus 5.000, et en conséquence, il
pare au problème comme ceci. Sa rente ne porte plus que sur
15.000F.
Ainsi, l'abbé n'avait quasiment pas de problème de trésorerie
et, lorsqu'il demande des délais de paiement, c'est plus pour la forme que par
besoin. Cela se pratiquait pas mal à l'époque comme de nos jours le "paiement 90
jours fin de mois".
Concernant les bonnes âmes qui financent les
maisons de retraite
Personne en particulier ne finance ce genre de
bonnes oeuvres, sinon des particuliers (j'englobe les prêtres). C'est ce qui se
passe à mon sens avec l'abbé SAUNIERE. Il est le maître-d'oeuvre du projet et
est largement financé pour cela par ceux qui veulent l'aider.
Il y a là
ce que j'appelle le double problème :
C'est une de ces mêmes personnes
qui le finance largement, du début à la fin, qui est un de ses proches (et qui
voit donc bien comment Bérenger SAUNIERE emploie cet argent), qui lui écrit vers
1911 (ou 1912, suite à ses démélés avec l'évêché) vend TON domaine.
Quand ce projet collectif est-il devenu la "propriété" de l'abbé?
Surtout
que depuis le début, le domaine est au nom de Marie... Il ne s'agit donc ni
d'une propriété collective, ni de la propriété de SAUNIERE. Mais, pour ce dernier
point, une hypothèse existe : BS avait anticipé la loi de séparation de 1905, ce
qui est tout à fait vraisemblable, car cette loi n'a pas été une
surprise.
Vins et alcools
Comme vous le notez, BS faisait
aussi un sacré commerce de vins et spiritueux. Outre ses vignes (qu'il traitait
allègrement au souffre, bonjour le mal de crâne...), il avait un très lucratif
commerce d'alcools. Pour l'essentiel rhum et melina qu'il achetait à un certain
BOURGES, commandant (de marine visiblement) à la retraite à Toulon. Les
bénéfices de ces commerces n'apparaissent pas dans la compta, ou alors en
divers."